• Lutte contre l'abandon des animaux (été 2011)

    Tarn

     

    L'Association Graulhétoise de Sauvegarde des Animaux (AGSA) fait partie des organisations locales qui réalisent des prouesses avec peu de moyens.

    Née en septembre 1999 suite à la fermeture du chenil de Nabeillou, cette association située à Graulhet a pour but premier d'éviter la maltraitance et l'abandon d'animaux quels qu'ils soient. Mais son plus gros souci, confirment Colette Aliev, 66 ans, présidente de l’AGSA et Elisabeth Siadous, trésorière, ce sont les chats.

    Lutte contre l'abandon des animaux (été 2011)
    (photo wikipedia by Sepple)

    Colette Aliev fait quotidiennement le tour des quartiers et des chats signalés abandonnés pour les nourrir. « Et là, souvent, il y a confusion. Certains riverains pensent qu'avec nos méthodes nous faisons proliférer les chats. Notre intervention vise à maîtriser leur multiplication.»

    Recrudescence des abandons

    « L’an passé, j’ai amené plus de 150 chatons à l’association castraise "Les chats dans la rue" et une cinquantaine de chats ont été conduits chez le vétérinaire pour être stérilisés et tatoués. Moi-même, j’ai une bonne trentaine de chats chez moi. Entre mes propres chats et ceux qui sont dans la rue, je nourris chaque jour près de 70 chats », confie Colette.

    Alimentation, stérilisation, soins... Ces interventions, qui se multiplient l'été en raison de la recrudescence des abandons à l'approche des vacances, ont un coût que l'association arrive à supporter bon an mal an. En organisant des vides greniers par exemple (traditionnellement en mai), pour sensibiliser la population à l’importance de la stérilisation des chats tout en récoltant les fonds nécessaires à leurs actions. Mais également grâce à l'aide de généreux donateurs, qui apportent leur soutien (dons financiers ou dons de vaisselle, bibelots et meubles qui seront vendus lors des vide-greniers), ou comme les pêcheurs graulhétois qui donnent régulièrement les poissons non consommables à l'association. Enfin, la municipalité de Graulhet accorde chaque année une subvention de 900 euros pour soutenir cette cause.

    « Les propriétaires ne pensent pas toujours à faire stériliser leurs compagnons. Et un jour, ils se retrouvent débordés par les portées et les abandonnent. Nous proposons aussi aux gens de nous appeler en cas de problème avec leur chat et nous invitons ceux qui n'en ont pas à en adopter un plutôt que de l'acheter ». Car les occasions de dons ne manquent pas.

    Ces derniers mois, l'association a réussi à replacer 54 chatons. « Nous pouvons aussi aider les gens à retrouver leur chat perdu, tatoué ou pas. Par le fait de notre réseau de connaissances et de nos repérages. Ce n'est pas garanti, mais l'efficacité est prouvée. »

    ASSOCIATION GRAULHETOISE SAUVEGARDE DE l’ANIMAL (AGSA)
    SIADOUS Elisabeth
    05-63-34-56-63
    siadous@wanadoo.fr
    Défense des animaux, aide aux personnes démunies pour qu’elles puissent les garder, stérilisation des chats errants

    (Source : d'après l'article publié le 24 août 2011 sur ladepeche.fr et le site de la mairie de Graulhet.)

     

    Baisse des adoptions

    Même son de cloche du côté de la SPA d'Albi.

    Le refuge de la Société Protectrice des Animaux du Garric n'a en effet jamais accueilli autant d'animaux depuis sa création. 30 arrivées par mois en moyenne ! Le gros problème : la baisse des adoptions.

    « Jamais depuis la création du refuge du Garric, nous n'avons eu 200 chiens dans notre enceinte », se désole le directeur. Il jongle jour après jour pour trouver des solutions, permettre que les adoptions soient plus nombreuses. « Imaginez, nous avons accueilli 783 animaux en 2010. Pour 2011, nous en sommes déjà à 304. » La très grande majorité des pensionnaires sont des chiens et des chats. Reste l'exception, la curiosité. « Nous venons d'accueillir un furet. On a eu aussi des ânes, des moutons. »

    Ici, les animaux restent tant qu'ils n'ont pas trouvé un maître. L'euthanasie n'existe pas. « Certains chiens sont là depuis 4 ans. Il faut avouer que derrière des barreaux, c'est très long » reconnaît le directeur.

    Mais pour quelles raisons certaines personnes vont-elles jusqu'à abandonner leur animal ?

    « Les causes sont multiples. La crise économique, le divorce. Il y a aussi les propriétaires qui se lassent. Un chiot, c'est sympathique. En grandissant, il demande plus d'attention, de soins. Ces maîtres n'ont plus la volonté de leur consacrer du temps. » Une situation qui a tendance à rendre le directeur de la SPA irrascible. « On essaie par tous les moyens de les dissuader de ne pas les abandonner. Mais le plus souvent, leur décision est déjà prise. » Reste le balancier des adoptions. « Pour les jeunes chiots et chatons, pas de problème. C'est plus compliqué pour les vieux et grands chiens. Et pourtant. Ce sont ceux avec qui les propriétaires ont le moins de travail. Mais la mode des petits chiens a la vie dure. »

    Si vous désirez adopter un chien ou un chat, n'hésitez pas à vous rendre au Refuge du Garric (à la sortie du Garric, route de Valdériès), ouvert du lundi au samedi de 10h30 à 12h et de 14h à 18h. Tel : 05 63 36 51 92, e.mail : spa81@wanadoo.fr.

    Les animaux vous y attendent. Nombreux.

    (Source : d'après l'article publié le 9 juillet 2011 sur ladepeche.fr .)

     

     Au chenil municipal de Castres, le constat semble un brin plus optimiste. Si la présidente de l'Association castraise pour la protection des animaux se félicite du (léger) recul des abandons par rapport à l'année passée, elle constate que les adoptions ont également un peu régressé sur la même période. Sur 154 chiens accueillis entre mai et la mi-août, « une centaine sont repartis, 72 ont été repris par leurs propriétaires, 28 seulement ont été adoptés contre 48 en 2010 ».

    (Source : d'après l'article publié le 29 août 2011 sur ladepeche.fr .)

     


    Tags Tags : , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :